L'étoile qui danse


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Trésors d'Asie

CULTURE

LES TABLETTES INTÉRIEURES

TIRÉES DU
TCHOUANG TSEU

Zhuang Zi , « Maître Zhuang », est un penseur chinois du IVe siècle av. J.-C. à qui l'on attribue la paternité d'un texte essentiel du taoïsme appelé de son nom - le Zhuangzi – ou encore le « Vrai classique de Nanhua », Nanhuazhenjing;
La question posée par Zhuangzi est la suivante : si le discours n'est pas un instrument approprié permettant d'acquérir des connaissances certaines, que reste-t-il à l'Homme et comment doit-il envisager sa position dans l'univers ? La réponse se situe dans le non-agir (wuwei ?) qui, loin d'être synonyme d'indolence, de passivité ou de repli, définit l'action en tant qu'elle est conforme à la nature des choses et des êtres. L'Homme est ainsi invité à se débarrasser de son égocentrisme et de sa volonté de plier la réalité à ses fantasmes. Le "Wu" est peut-être pris ici dans son sens étymologique de "dépouillement", plus que de "vide" au sens moderne.
Cette recherche d'une position cosmique s'incarne dans la figure du sage qui ne s'embarrasse d'aucune question métaphysique ni d'aucun conflit d'aucune sorte. Retournant à l'origine, il puise directement sa force et sa vitalité dans le Dao. Épousant les métamorphoses des dix mille êtres, il est libéré de toute contrainte et n'est plus soumis qu'aux nécessités.

Le non-agir tel que le conçoit Zhuangzi est une démarche strictement individuelle, sans prétention politique, à la différence de la conception de Laozi pour qui le politique est le lieu emblématique où devrait s'exercer toute l'efficacité du non-agir.

Le Zhuangzi contient de nombreuses paraboles courtes souvent teintées d’humour, dont la notoriété dans la culture chinoise s’étend largement au-delà des cercles taoïstes ou lettrés, et qui sont à l’origine de proverbes. Certaines sont mondialement connues, comme Le rêve du papillon : le sage y rêve qu'il est un papillon, et se réveillant, se demande s’il n'est pas plutôt un papillon qui rêve qu'il est Zhuangzi. La question de la nature profonde de la réalité est posée, et fait écho à certains développements des écoles mystiques indiennes (tradition vijñanavada du bouddhisme, tantrisme Kashmirien ou encore Védanta).(Wikipédia).


Lun yu, les Entretiens de Confucius
INTRODUCTION


Traduction du chinois de
Séraphin Couvreur (père jésuite).

Ce livre contient les enseignements de Confucius, les questions et les réponses qui ont été faites sur l'étude de la sagesse et le gouvernement de l'État dans les entretiens du Maître avec ses disciples, avec les princes et les ministres de son temps, et qui ont été écrites par ses disciples. Voilà pourquoi ce recueil est intitulé littéralement " Explications et Réponses ".
« Le texte des Entretiens a été compilé après la mort de Confucius et ce travail de compilation effectué par au moins deux générations successives de disciples s'est poursuivi pendant quelque trois quarts de siècle, jusqu'aux environs de 400 avant J.-C. Cette compilation a d'abord circulé en deux versions différentes qui ont finalement été refondues et amalgamées peu avant le début de notre ère sous la forme que nous lui connaissons aujourd'hui. Le texte comporte donc naturellement des lacunes, des redites, des interpolations, des fragments hétérogènes, des obscurités, des insertions d'éléments étrangers et anachroniques. Et pourtant, malgré tous les rapetassages et accidents de transmission, si l'on considère son âge vénérable, il a conservé dans l'ensemble une verdeur, une vigueur et une cohérence étonnantes : la personnalité même de Confucius lui donne sa vie et son unité. »



MISE A JOUR LE 29 déc 2008 IL EST | s.kast@gangas-editions.fr

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